Du changement au Kiosque

3 décembre 2014

Le Kiosque recentre son action sur la ville de Toulouse auprès des centres sociaux et des espaces de vie sociale pour:

  • un travail de méthodologie de projet
  • l’animation de rencontres collectives
  • la création et le prêt d’outils de médiation

Les rencontres « du côté des pros » à l’échelle du 31 sont interrompues. Beaucoup d’entre vous le regrettent.

 Toutefois les outils de médiations sont toujours disponibles au prêt pour toutes les structures du département accueillant des groupes.

Si vous avez des questions ou des remarques à nous transmettre, n’hésitez pas à nous contacter par courriel, téléphone ou sur le blog.

 

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Le passage à l’école maternelle

24 avril 2014

lundi 14 avril des professionnels de l’action sociale se sont réunis pour échanger sur leurs pratiques par rapport à cette question.

Une question, une demande , des inquiètudes des parents fréquentant les structures (centres sociaux, relais d’Assistantes maternelles, multiaccueils…) comment ces structures y répondent?

  • Un partenariat indispensable

Dans certains cas, c’est un diagnostic territorial qui a pointé le besoin de travailler sur les différents passages à l’école materenlle, à l’école primaire et au collège sur un territoire. Quand une cellule de veille est mise en place avec autour de la table les différents acteurs comme l’éducation nationale, les services jeunesse…les conditions sont plus favorables pour mettre en place des actions et observer les choses globalement. il est nécéssaire que les partenaires se fassent confiance et soient investis dans ce projet. Cela prend du temps , des mois, voir des années et les projets restent liés aux personnes. La cellule de veille est la structure qui légitime l’action. Le projet est réactualisé tous les ans.

  • Des projets à géométrie variable

En fonction des moyens humains mis en oeuvre, de l’anciènneté de l’action et de la volonté des différents partenaires, les projets évoluent, en voici quelques exemples:

  1.  Visites sur les centres de loisirs (parfois plus accéssible que les classes), visites en petit groupe d’enfants dans les classes, une réunion en juin pour les parents dont l’enfant rentre à l’école maternelle en septembre.
  2. Visite en école maternelle 3 demi journées, une journée sur le thème de l’enfance pour toute la commune.
  3. Projet sur 6 mois concernant 8 parents et8 enfants. Engagement des parents obligatoire. Les assistantes maternelles ne sont pas autorisées à suppléer les parents. Une réunion avec les parents, les enfants et la directrice de l’école. 5 réunions avec les parents, les enfants dans une classe de petite section. Le cadre pose les limites du projet. En effet il n’ait pas possible d’accueillir plus de 8 enfants et leur parent dans une classe de 32 élèves mais il a l’avantage de stimuler l’engagement des parents. Quelque soient les formules misent en place, l’objectif de préparer l’enfant à sa première rentrée est atteint. Ce type de projet permet de travailler en profondeur sur la parentalité; La qualité plùtot que la quantité : un choix difficile à faire.
  4. Projet de mettre en place un temps d’échange à la radio pour répondre aux inquiètudes des parents.
  5. Une demi journée à l’école avec l’enfant et son assistante maternelle. les Asmats participent à la visite de l’école et à la récréation mais laissent les enfants avec le professeur des écoles sur les temps d’activité, visite de l’école materenelle plus temps du goûter (1h30) pris avec les autres enfants pour un groupe de 8 enfants en crèche accompagnés de deux personnes de la crèche.
  • Une matinée dans une petite section: Un temps de rassemblement, un temps d’activité(on partage parfois une comptine de part et d’autre), un temps d’atelier,un temps de psychomotricité, une récréation, une visite des locaux.
  • Des outils: un film sur les différents passages, des photos pour mettre à distance les inquiètudes des parents et favoriser les échanges, un diaporama d’une journée type à l’école, des livres pour enfants, des tapis de lecture, des contes pour parler des passages et du fait de « grandir », une invitation personnelle aux parents d’enfants inscrits signée par le directeur d’école et un représentant de la commune, un livret à distribuer aux parents avec les modes de garde en dehors de l’école, le calendrier des vacances scolaires, les aides financières…

En conclusion pour travailler sur ce passage à l’école maternelle, il faut tisser des liens sur la durée entre l’école et les structures d’accueil de la petite enfance avec en fond une volonté institutionnelle.

 


Du côté des pros

2 avril 2014

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Jardins et travail social

24 mars 2014

Le 18 mars 2014, les professionnels de l’action sociale pilotant ou souhaitant mettre en place des jardins se sont réunis afin d’échanger sur leur pratique.

Il existe plusieurs types de jardin:

  • Le jardin familial: Chaque jardinier a sa parcelle et consomme la production. La gestion est individuelle. La location de la parcelle est à l’année. Ce sont les anciens jardins ouvriers.
  • Le jardin partagé: C’est un jardin individuel avec une gestion commune. la production des légumes revient au jardinier.
  • Le jardin collectif: C’est un jardin ouvert à tous les adhérents (adhésion à la structure qui pilote). La production est exploitée collectivement (ratatouille géante, conserves, don à une association style banque alimentaire…).

Les différents jardins peuvent coéxister:

  • quelques parcelles individuelles et des parcelles collectives
  • des parcelles individuelles associées à des associations (thérapeutiques, travail sur la biodiversité…) et une parcelle collective.

Les parcelles sont parfois situées en pied d’immeubles ou investissent les friches précédant une nouvelle construction.

La mise en place d’un jardin partagé ne se décide pas. Elle répond à une demande des adhérents/ habitants. les jardiniers sont parties prenante du  projet.

  • Ils participent à la réflexion, au choix et à la mise en oeuvre d’un comité de jardiniers (ou de représentants des jardiniers).
  • de la charte et / ou du règlement intérieur qui définit le cadre d’utilisation des jardins.(exemple: entretien des parcelles, horaires d’arrosage, entretien des parties communes, mise en commun de certains outils…)
  • des projets collectifs

Les règles peuvent évoluer mais restent soumises à l’approbation des jardiniers. des réunions trés régulières sont mises en place (une fois par semaine, une fois par mois…). Pour éviter que les porteurs de projet ne s’essoufflent, il est nécessaire d’ouvrir vers l’extérieur, de susciter des rencontres avec d’autres jardiniers, des enfants scolarisés, des intervenants spécifiques. l’accent est mis sur le maintien du contact et de l’intérêt quelque soit la saison et le travail à fournir sur les parcelles. Pour cela le jardin devient le lien et le support de projets et d’évènements particuliers: (participation à la semaine du développement durable ou à la semaine du gôut, sensibilisation à la santé, ateliers culinaires, ateliers parents/ enfants, réalisation de films, sérigraphie sur Tshirt à partir de la production de plantes tinctoriales…

Quelque soit le type de jardin mis en place il faut prévoir un budget. Ce dernier est fonction des térritoires et de l’ancienneté de la mise en oeuvre. il permet la prise en charge de l’achat d’outils, la réalisation d’un espace convivial( barbecue, bancs, tables…) mais aussi l’achat de graines, la participation à des sorties ou l’intervention d’un spécialiste.

Sur les territoires représentés lors de cette rencontre, tous les jardins sont pilotés par un ou des professionnels de structures sociales de type communal, associatif ou mixé privé/public. Ces professionnels sont garants du suivi des projets. Ils stimulent la réflexion et leur mise en oeuvre. Ils font du lien avec l’institution et enfin régulent la vie du groupe.

Le jardin est un outil de travail social qui permet la valorisation de l’individu et de ses compétences dans le respect mutuel. c’est un alibi pour créer du lien social, de la mixité entre jardiniers de territoires différents, de cultures différentes, d’âges différents, de sexes différents.

Rappel: Vous pouvez accéder à la carte des jardins sur le secteur de Toulouse via  www.partageonslesjardins.fr      .


rencontre « Du côté des pros… »

24 février 2014

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« Atelier budget: un outil d’expression créatrice pour parler d’argent »

20 février 2014

Le 13 février 2014 des professionnels issus de différentes structures du département ont expérimenté un outil d’expression créatrice permettant d’aborder le thème du budget. Après la mise en situation et un temps d’échanges concernant le ressenti de chacun, les profesionnels ont croisé les différentes possibilités d’utilisation de ce support dans leurs pratiques d’animation autour du budget.

Rappel du cadre posé:

Nous ne sommes pas dans un cadre thérapeutique. Nous accueillons ce qui vient mais nous ne travaillons pas avec ce qui vient.

Objectif: se recentrer, retrouver la part de créativité de chacun, libérer l’expression grâce à un outil qui n’est pas l’écrit.

Consigne: Elle doit s’appliquer à un sujet assez large. Nous avons choisi « qu’est ce que le budget pour vous? »

Organisation: 1 feuille A3 par personne,de la colle, des ciseaux,des revues variées. Nombre de personne de 6 à 15. Temps de création 45 mn. Temps d’échanges 1h30 à 1h 45.

Préambule: Poser la question du devenir desréalisations. Chaque participant est propriétaire de ce qu’il produit et décide de ce qu’il veut en faire.

Le thème du budget est difficile à proposer, c’est un sujet tabou qui touche à la personne. L’aborder nécessite de prendre du temps et d’assurer un accueil sécurisant pour les participants.De l’avis des professionnels l’outil de médiation expérimenté permet d’aborder ce sujet de façon légère, ludique et détendue: on ne passe pas par des chiffres qui font peur. La mise en place est facile et directe: on peut être rapidement dans des échanges autour « d’astuces » ou de « tuyaux ». Le groupe est alors producteur. L’outil permet de parler des postes clefs, des priorités, de prendre conscience d’autres façons de concevoir les choses. Pour les professionnels ces échanges en groupe pourraient être l’occasion de mieux connaitre la réalité de chaque personne présente, de proposer un suivi adapté individuel ou collectif, de creuser certaines thématiques , de s’appuyer sur l’entraide et les compétences des participants (ex: le parcours d’une idée), de proposer des animations à travers lesquelles le budget sera travaillé (ex: atelier cuisine). Il utile de précier qu’il est parfois nécessaire de faire appel à des « spécialistes » lorsqu’il existe des demandes précises d’informations ou de conseils.

Ce type d’atelier basé sur l’expression permet aux participants de ce découvrir et aux professionnels de les découvrir. Les contraintes posées sont aussi sources de liberté. Ce temps d’expression créatrice est l’occasion de faire émerger des compétences enfouies ou méconnues qui pourront faciliter l’accompagnement social.


Comment animer des rencontres entre parents?

3 février 2014

La dernière rencontre « Du côté des pros » a réuni des professionnels du département autour de: comment animer des rencontres entre parents. Etaient présents des professionnels des centres sociaux, des lieux d’accueil de jeunes enfants et de CLAS (Contrat Local d’Accompagnement à la Scolarité).

Groupes de paroles, groupes d’échanges, informations, témoignages, il est nécessaire de clarifier ce que ces mots recouvrent pour les professionnels, les parents et les décideurs.

Afin de libérer la parole, les professionnels éprouvent le besoin de poser un cadre. Il est nécessaire de proposer un lieu ouvert, un espace dans lequel les parents peuvent « se poser » en toute confiance. Que les parents se connaissent ou pas, les échanges sont possibles à condition d’être dans le respect de chacun et le non jugement de valeur. « Il faut leur faire confiance, leur laisser la place » « ils échangent des astuces, des recettes » on est dans de la solidarité entre pairs. Les parents ont besoin de vérifier « s’ils font bien ». Le professionnel régule la parole et peut ne pas donner de réponse: il s’appuit sur les compétences des parents. Les supports facilitent les échanges entre participants et soutiennent le professionnel dans l’animation (ex: outils de médiation du Kiosque)

Pour que les parents se déplacent, il est important de réfléchir et mettre en place des sratégies.

  • s’appuyer sur les liens créés entre parents lors des ateliers parents-enfants :

               – autour d’un support visuel attractif : un temps d’échanges parents et enfants puis un temps consacré uniquement aux parents avec les enfants pris en charge par un ou des professionnels.

              – dans le prolongement d’un atelier d’éveil : se laisser une grande souplesse afin de gérer le temps d’activité et le temps d’échanges.

             – autour du jeu

  •  s’appuyer sur la découverte de la culture en mettant en place des sorties parents enfants.
  • proposer des rencontres sur des thématiques qui intéressent les parents (les nouvelles technologies, comment gérer les devoirs à la maison…)
  • rebondir sur de l’évènementiel existant (ex: la grande lessive)

Les expériences d’échanges entre parents fonctionnent sur une période plus ou moins longue, puis elles s’éssouflent et demandent à être réinventées.Pour les professionnels, il est important d’imaginer et de mettre en place d’autres propositions.

PS: Afin d’ouvrir sur d’autres témoignages, nous vous invitons à lire les synthèses des deux rencontres précédentes sur le même sujet .(11 octobre 2012 et 12 novembre 2013)